Avant Pied - Traitement

 

La chirurgie ambulatoire d'avant pied 

Comment ça marche?

Publication: 
Contenu modifié le 16/01/17

Aponévrectomie plantaire

Aponévrectomie plantaire

Qu'est ce que c'est ?

C'est la technique chirurgicale utilisée pour la cure d'une aponévrosite plantaire (épine calcanéenne). Il s'agit d'une inflammation chronique de l'aponévrose plantaire (ligament allant du talon jusqu'à l'avant du pied).

En accord avec votre  chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une aponévrectomie plantaire. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d'une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d'imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie et parfois d'autres examens, mais le diagnostic demeure clinique.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale. Elle dure environ 15 et 30 minutes. Le chirurgien réalise une courte incision horizontale à la face interne du pied. Elle consiste en la section totale ou partielle de l'aponévrose plantaire, soit par endoscopie soit abord conventionnel.

Et après ?

L'hospitalisation est ambulatoire ou peut justifier une hospitalisation. L'appui et la marche sont autorisés immédiatement, en fonction des douleurs, éventuellement soulagées par des cannes canadiennes. La surveillance ultérieure des pansements, la couverture anti douleurs et anti-phlébite ainsi que les rendez-vous de contrôle vous seront indiqués au cas par cas par votre chirurgien. Le port d'une orthèse en post opératoire peut être prescrit, au cas par cas, par votre chirurgien.

Complications ?

Elles sont rares :

  • Hématome : habituellement traité médicalement, il peut rarement nécessiter une évacuation. L'infection profonde est exceptionnelle. Elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie et un traitement prolongé par antibiotiques. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d'infection.

 

  • L'algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles. Une atteinte nerveuse d'un des nerfs de la plante du pied (pris dans un tissu fibreux cicatriciel ou exceptionnellement section de celui-ci) est exceptionnelle. Par contre une sensation moindre sur cette partie peut survenir pendant une période transitoire. Des douleurs résiduelles peuvent se prolonger jusqu'à cicatrisation et remodelage complet de l'aponévrose. Le traitement fera appel à des semelles orthopédiques de décharge.

La liste n'est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l'état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

La récupération et la marche fluide. L'aponévrectomie plantaire est un geste chirurgical bien codifié. Il permet de traiter les aponévrosites résistantes au traitement médical bien conduit. Le résultat à espérer est une marche sans douleur et est obtenu en six à neuf mois.

En résumé

L'aponévrectomie plantaire est une intervention justifiée devant un tableau douloureux résistant au traitement médical. Le geste chirurgical en est bien codifié, les résultats sont en général bons, mais longs à obtenir.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Arthrodèse inter-phalangienne

Arthrodèse inter-phalangienne

 

Qu'est ce que c'est ?

C'est le blocage définitif de l'articulation inter-phalangienne d'un orteil, pour traiter une griffe d'orteil. L'évolution en l'absence de traitement est l'augmentation de la déformation avec l'apparition d'un cor par frottement dans la chaussure. Il n'existe pas de traitement médical. L'orthoplastie, en évitant frottement, va limiter le conflit et l'apparition du cor, mais n'empêchera pas la déformation.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une arthrodèse inter-phalangienne. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d'une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 5 et 15 minutes. Une cicatrice est réalisée à la face dorsale de l'orteil. Les surfaces articulaires abîmées sont enlevées pour corriger les déformations et obtenir une fusion définitive de l'articulation. La fixation est faite en fonction du chirurgien et des conditions locales, soit par un tuteur intra-osseux, soit par une broche mais qui devra être enlevée au bout de 3 à 6 semaines. Des gestes complémentaires peuvent être nécessaire en fonction des déformations associées (ostéotomie du métatarsien, gestes tendineux ou ligamentaires…).

 

Et après ?

Le lever et l'appui sur le membre sont autorisés le jour même. La conduite et le chaussage sont autorisés immédiatement, mais seront adaptés aux éventuels autres gestes associés. Le traitement préventif des phlébites n'est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. L'hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation.

traitement arthrodèse inter-phalengiennetraitement arthrodèse inter-phalengienne 2

Complications ?

La phlébite peut survenir en dépL'infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. L'algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles. La consolidation osseuse demande 45 jours minimum ; celle-ci peut être plus longue. De même une absence de consolidation peut être observée dans les six mois qui suivent l'intervention et parfois nécessiter une reprise chirurgicale.

La liste n'est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l'état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat est obtenu en 45 jours à trois mois. La rectitude de l'orteil va permettre un chaussage confortable et non conflictuel.

En résumé

L'arthrodèse inter-phalangienne est une intervention fréquente, corrigeant une griffe de l'orteil, permettant de redonner une fonction normale du pied après quelques mois.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

 

Publication: 
Contenu modifié le 04/01/17

Arthrodèse du gros orteil

Arthrodèse du gros orteil

Qu'est ce que c'est ?

C’est le blocage définitif de l’articulation du gros orteil pour traiter, soit une déformation du gros orteil (hallux valgus, hallux varus), soit une atteinte articulaire (arthrose ou rhumatisme). L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation de la déformation avec l’apparition d’une tuméfaction rouge sur le coté du pied (bursite). En cas d’arthrose ou d’arthrite, l’évolution sera une augmentation des douleurs et de la destruction articulaire. S’en suivront des déformations des petits orteils (griffes). Il n’existe pas de traitement médical à l’hallux valgus. Les semelles orthopédiques visent surtout à limiter les atteintes sur les autres orteils.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une arthrodèse de la première articulation métatarso-phalangienne. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 20 et 60 minutes. Une cicatrice est réalisée à la face médiale du pied adaptée selon les cas. Les surfaces articulaires abîmées sont enlevées pour corriger les déformations et obtenir une fusion définitive de l’articulation. La fixation est faite en fonction du chirurgien et des conditions locales, par des agrafes, des vis, une plaque… Des gestes complémentaires peuvent être nécessaires en fonction des déformations associées (ostéotomie des métatarsiens latéraux, adaptation de longueurs des tendons, blocage des autres orteils…).

Et après ?

Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés le jour même sauf avis contraire du chirurgien. La marche se fera en générale avec une chaussure orthopédique ou une semelle plâtrée. Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation. La marche est protégée par la chaussure pendant 30 à 45 jours. La rééducation dépendra de votre récupération. L’arrêt de travail est adapté à la chirurgie et à votre activité professionnelle entre 3 et 10 semaines.

Complications ?

L’infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. Des nerfs sensitifs sont déplacés et protégés pour réaliser cette intervention, ils peuvent être traumatisés et générer des douleurs secondaires. La consolidation osseuse demande 45 jours minimum ; celle-ci peut être plus longue. De même une absence de consolidation peut être observée dans les six mois qui suivent l’intervention et parfois nécessiter une reprise chirurgicale. Un défaut d’appui ou de positionnement peut être constaté lors de la reprise de la marche, et entraîner soit une reprise chirurgicale, soit une semelle orthopédique. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat est obtenu en trois mois, il peut mettre jusqu’à six mois pour se stabiliser. Le bénéfice attendu est un chaussage confortable et indolore. Le blocage articulaire limite la hauteur de talons à environ 3 centimètres selon la conception de la chaussure ; la montée sur demi-pointes sera impossible, par contre la pratique sportive n’est pas limitée.

En résumé

L’arthrodèse du premier métatarsien est une intervention fréquente, corrigeant soit des déformations, soit des destructions articulaires permettant de redonner une fonction quasi-normale du pied après quelques mois.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Arthroplastie métatarso-phalangienne du gros ortreil

Arthroplastie métatarso-phalangienne du gros ortreil

Qu'est ce que c'est ?

C’est l’une des techniques chirurgicales utilisées pour la cure d’une arthrose de la base du gros orteil. Celle-ci entraîne une douleur à la mobilisation du gros orteil avec souvent craquement douloureux, entraînant une gêne fonctionnelle importante. La marche est douloureuse.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une arthroplastie métatarso-phalangienne du gros orteil. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec toujours une radiographie et parfois d’autres examens, mais le diagnostic en demeure clinique.

Quel traitement ?

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale. Elle dure environ 30 à 90 minutes. Le chirurgien réalise une incision longitudinale à la face médiale de l’articulation. Elle consiste en la mise en place d’une prothèse métatarso-phalangienne sur un des deux cotés de l’articulation (prothèse partielle) ou sur les deux cotés (prothèse totale). Les deux parties peuvent être impactées, vissées ou scellées avec du ciment. Les deux parties pourront ensuite coulisser l’une par rapport à l’autre, permettant de recréer une nouvelle articulation et une mobilité dans celle-ci.

Et après ?

L’hospitalisation est ambulatoire ou peut justifier une hospitalisation. La mobilisation de l’orteil est immédiate. La surveillance ultérieure des pansements, la couverture anti douleurs et anti-phlébite ainsi que les rendez-vous de contrôle vous seront indiqués au cas par cas par votre chirurgien. Le port d’une orthèse en post opératoire peut être prescrit, au cas par cas, par votre chirurgien.

Complications ?

Elles sont rares :

Hématome : habituellement traité médicalement, il peut rarement nécessiter une évacuation. Une phlébite peut survenir malgré le traitement préventif. L’infection profonde est exceptionnelle. Elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie et un traitement prolongé par antibiotiques. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.

L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles. Une atteinte nerveuse d’un des nerfs de la partie latérale du gros orteil (pris dans un tissu fibreux cicatriciel ou exceptionnellement section de celui-ci) est exceptionnelle. Par contre une sensation moindre sur cette partie peut survenir pendant une période transitoire. La cicatrice peut rester gonflée et sensible pendant plusieurs semaines. Une raideur temporaire est le plus souvent observée, elle peut justifier une rééducation complémentaire, immédiate ou secondaire, une diminution séquellaire de la mobilité du gros orteil est plus rarement observée, fonction de l’état du gros orteil avant l’opération, de l’ancienneté de l’atteinte et d’autres facteurs imprévisibles. Un petit raccourcissement séquellaire de la longueur de l’orteil peut être observé. La prothèse peut se luxer, soit rapidement soit à distance, justifiant une réduction de celle-ci ou une reprise de celle-ci. Les luxations peuvent se répéter, justifiant le plus souvent une nouvelle intervention.

La durée de vie est très variable, fonction des conditions locales, de l’utilisation faite de la prothèse, et d’autres facteurs imprévisibles ou inconnus. L’usure, le descellement ou tout autre type de modification sur l’une ou les deux pièces prothétique peuvent justifier une nouvelle intervention. Une infection sur la prothèse peut conduire à une nouvelle chirurgie. Il faudra donc surveiller attentivement, traiter les infections toute votre vie et prendre bien soin de votre peau en évitant toute plaie qui constituerait une porte d’entrée pour les bactéries.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

L’arthroplastie est un geste chirurgical bien codifié. Il est très efficace sur les douleurs, et permet le plus souvent en 3 à 6 mois une récupération de la mobilité et de la fonction de l’orteil. L’amélioration fonctionnelle est très importante.

En résumé

L’arthroplastie métatarso-phalangienne est une intervention justifiée devant un tableau douloureux résistant au traitement médical. Le geste chirurgical en est bien codifié, les résultats en sont le plus souvent excellents, les complications rares. Il n’est pas rare que cette affection touche les deux gros orteils.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Chirurgie percutanée de l’avant pied

Chirurgie percutanée de l’avant pied

Qu’est ce que c’est

La chirurgie percutanée est l’ensemble des techniques chirurgicales qui se réalisent en faisant des incisions ponctiformes sur la peau.
A travers ces petites incisions on utilise des instruments dédiés à cette chirurgie (lame de beaver, fraise shanon…) permettant la réalisation de geste chirurgicaux qui vont permettre de corriger votre pied.
Ces gestes sont plus ou moins poussés selon les équipes chirurgicales et l’habitude de chacun.
Nous utilisons certaines de ces techniques fonction des patients et de la sévérité des déformations à traiter.

On peut :

  • Traiter les métatarsalgies par une technique d’ostéotomie percutanée (DMMO)
    A travers des petites incisons à coté de chaque métatarsien, on fait une fracture contrôlée des cols des 2e 3e et 4e métatarsien.
    Ce contrôle est fait à l’aide de rayon X au cours de l’intervention. Les fractures sont stabilisées après l’intervention dans un pansement qui n’est pas touché pendant 3 semaines afin de permettre la consolidation des fractures. La marche est autorisée même conseillée afin de permettre au tète de s’autorégler et de faire disparaître les douleurs.
  • Les quintus varus
  • Les ténotomies percutanées : Section de tendon ou de structures tissulaires avec une lame de bistouri spéciale qui permet d’avoir des geste précis.
  • La chirurgie de l’hallux valgus en percutanée : que nous ne pratiquons pas car nous la trouvons trop dangereuse et qu’elle ne répond a nos exigence de correction de l’hallux valgus.

Il s’agit de techniques anciennes développées au états unis il y a plus de trente ans. Elle a été réutilisée en France depuis les années 2000. Cette chirurgie est un outil d’aide à la réalisation de certains actes chirurgicaux sur des pieds peu déformés. Si les cicatrices sont inexistantes, par contre l’absence d’ouverture cutanée ne permet pas de résoudre le défaut ligamentaire et musculaire qui reste la raison principale de la déformation du pied.

Si elle reste un outil intéressant et satisfaisant pour certains patients, elle ne peut être pratiquée pour tout le monde. Même si nous l’utilisons, De par notre culture chirurgicale elle reste minoritaire car elle peut être source de complications spécifiques notables (Pseudarthrose, raideur d’orteil, nécrose de tètes métatarsiennes, cal vicieux..) et qui sont parfois beaucoup plus difficiles à traiter que les complications de la chirurgie conventionnelle.

La chirurgie dite conventionnelle (a ciel ouvert avec des cicatrices) reste même en 2014 le gold standard.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Cure chirurgicale de l’ongle incarné

Cure chirurgicale de l’ongle incarné

Qu'est ce que c'est ?

C’est une résection de la partie incarnée de l’ongle et de la matrice correspondante, associée à une plastie cutanée. La pénétration de l’ongle dans la peau entraîne une plaie et l’apparition d’un bourgeon inflammatoire, souvent sur-infecté. Le traitement chirurgical intervient lorsque le traitement médical (soins de pédicurie) n’est plus efficace. En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers une diffusion de l’infection et l’augmentation du bourgeon.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une cure chirurgicale de l’ongle incarné. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un examen clinique permet de faire le diagnostic et de poser l’indication.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 10 et 30 minutes. Le chirurgien adaptera la résection unguéale, matricielle et cutanée en fonction des constatations per-opératoires.

Et après ?

Le lever et l’appui sont immédiats. mais souvent difficiles pendant quelques jours. La cicatrisation est obtenue en 3 à 4 semaines, pendant lesquelles des soins locaux seront réalisés. L’hospitalisation est en ambulatoire, l’arrêt de travail est adapté à votre activité professionnelle entre 0 et 8 jours.

Complications ?

L’infection est rare et peut nécessiter une ré-intervention. La cicatrisation est obtenue en trois semaines, mais peut être plus longue avec parfois des écoulements notamment en cas de sur-infection. Une récidive peut survenir en cas de réactivation matricielle. La section de la matrice peut générer un arrêt de la pousse de l’ongle et l’apparition d’un nouvel ongle. Ceci peut être à l’origine d’un conflit entre l’ancien et le nouvel ongle. La repousse unguéale peut entrainer une irritation du lit de l’ongle dans la zone de résection. Ces trois dernières complications surviennent dans les 4 à 6 mois et relèvent en général, de soins de pédicurie.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat attendu est la disparition des douleurs, il est obtenu en quatre à douze semaines, avec un chaussage normal et l’absence de limitation sportive.

En résumé

Le traitement de l’ongle incarné est fréquent et permet de récupérer un pied indolore.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Ostéotomie des métatarsiens latéraux

Ostéotomie des métatarsiens latéraux

Qu'est ce que c'est ?

C’est une section de l’os qui permet de traiter des douleurs d’appui sous l’avant pied ou une luxation d’un orteil. L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation des douleurs avec distension du ligament et luxation de l’orteil. Les semelles orthopédiques peuvent soulager ces douleurs temporairement.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une ostéotomie d’un ou plusieurs métatarsiens latéraux. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 20 et 60 minutes. Une cicatrice est réalisée à la face dorsale du pied adaptée selon les cas. L’os est sectionné en deux de façon à raccourcir le métatarsien. Les fragments osseux peuvent être ou non fixés par 1 vis en fonction des besoins.

Et après ?

Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés le jour même sauf avis contraire du chirurgien. La marche se fera en générale avec une chaussure orthopédique ou une semelle plâtrée. Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation. La marche est protégée par la chaussure pendant 30 à 45 jours. La rééducation dépendra de votre récupération. L’arrêt de travail est adapté à la chirurgie et à votre activité professionnelle entre 3 et 10 semaines.

Complications ?

L’infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. L’enraidissement de l’articulation est classique et peut nécessiter de la rééducation voir une ré-intervention pour libérer l’articulation. Des nerfs sensitifs sont déplacés et protégés pour réaliser cette intervention, ceux peuvent être traumatisés et générer des douleurs secondaires. Une arthrose voir nécrose (infarctus de l’os) peut survenir dans l’année qui suit la chirurgie. La consolidation osseuse demande 45 jours minimum ; celle-ci peut être plus longue. De même un déplacement secondaire des fragments osseux peut être observé et parfois nécessiter un repositionnement chirurgical. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat est obtenu en trois mois, il peut mettre jusqu’à six mois pour se stabiliser. Le bénéfice attendu est un chaussage normal et indolore. Les appuis sont restaurés et la marche non limitée, de même que les activités sportives.

En résumé

L’ostéotomie des métatarsiens latéraux est une intervention fréquente, corrigeant les douleurs et troubles d’appuis de l’avant pied, permettant de redonner une fonction normale du pied après quelques mois.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Ostéotomie du premier métatarsien

Ostéotomie du premier métatarsien

Qu'est ce que c'est ?

C’est une section de l’os qui permet de le ré-axer pour corriger une déformation en générale l’hallux valgus ; plus rarement un hallux varus... L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation de la déformation avec l’apparition d’une tumefaction rouge sur le coté du pied (bursite). S’en suivront des déformations des petits orteils (griffes). Il n’existe pas de traitement médical à l’hallux valgus. Les semelles orthopédiques visent surtout à limiter les atteintes sur les autres orteils.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une ostéotomie du premier métatarsien. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 20 et 60 minutes. Une cicatrice est réalisée à la face médiale du pied adaptée selon les cas. L’os est sectionné en deux soit dans la longueur soit dans la largeur suivant le choix technique de votre chirurgien. Les deux fragments osseux sont déplacés de façon à corriger l’axe du métatarsien et faire disparaître la déformation. Les fragments osseux peuvent être ou non fixés par 1 ou 2 vis ou broche en fonction des besoins et constatations opératoires. Des gestes complémentaires peuvent être nécessaire en fonction des déformations associées (ostéotomie de la phalange du gros orteil, ligamentoplastie, ostéotomie des métatarsiens latéraux, blocage des autres orteils…).

Et après ?

Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés le jour même sauf avis contraire du chirurgien. La marche se fera en générale avec une chaussure orthopédique ou une semelle plâtrée. Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation. La marche est protégée par la chaussure pendant 30 à 45 jours. La rééducation dépendra de votre récupération. L’arrêt de travail est adapté à la chirurgie et à votre activité professionnelle entre 3 et 10 semaines.

Complications ?

L’infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. L’enraidissement de l’articulation est classique et peut nécessiter de la rééducation. La récidive peut se faire soit valgus soit en varus (gros orteil qui s’écarte). Suivant la gêne occasionnée une chirurgie de reprise peut être indiquée. Ces récidives peuvent être précoces dans les 24 mois suivant la chirurgie. Des nerfs sensitifs sont déplacés et protégés pour réaliser cette intervention, ceux-ci peuvent être traumatisés et générer des douleurs secondaires. Une arthrose voir nécrose (infarctus de l’os) peut survenir dans l’année qui suit la chirurgie. La consolidation osseuse demande 45 jours minimum ; celle-ci peut être plus longue. De même un déplacement secondaire des fragments osseux peut être observé et parfois nécessiter un repositionnement chirurgical. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat est obtenu en trois mois, il peut mettre jusqu’à six mois pour se stabiliser. Le bénéfice attendu est un chaussage normal et indolore. Les appuis sont restaurés et la marche non limitée, de même que les activités sportives.

En résumé

L’ostéotomie du premier métatarsien est une intervention fréquente, corrigeant l’hallux valgus, permettant de redonner une fonction normale du pied après quelques mois.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Ostéotomie de Scarf

Ostéotomie de Scarf

Qu'est ce que c'est ?

C’est une section de l’os qui permet de le ré-axer pour corriger une déformation en générale bunionnette ou bunion de Tailor. L’évolution en l’absence de traitement est l’augmentation de la déformation avec l’apparition d’une tumefaction rouge sur le coté du pied (bursite). Il n’existe pas de traitement médical à cette déformation. Seule l’adaptation du chaussage peut améliorer le confort.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une ostéotomie du cinquième métatarsien. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 15 et 30 minutes. Une cicatrice est réalisée à la face latérale du pied adaptée selon les cas. L’os est sectionné en deux dans la longueur. Les deux fragments osseux sont déplacés de façon à corriger l’axe du métatarsien et faire disparaître la déformation. Les fragments osseux peuvent être ou non fixés par 1 ou 2 vis ou broche en fonction des besoins et constatations opératoires. Des gestes complémentaires peuvent être nécessaires en fonction des déformations associées.

Et après ?

Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés le jour même sauf avis contraire du chirurgien. La marche se fera en générale avec une chaussure orthopédique ou une semelle plâtrée. Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. L’hospitalisation peut être ambulatoire (sur la journée) ou de quelques jours suivant la situation. La marche est protégée par la chaussure pendant 30 à 45 jours. La rééducation dépendra de votre récupération. L’arrêt de travail est adapté à la chirurgie et à votre activité professionnelle entre 3 et 10 semaines.

Complications ?

L’infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. Des nerfs sensitifs sont déplacés et protégés pour réaliser cette intervention, ceux-ci peuvent être traumatisés et générer des douleurs secondaires. Une arthrose voir nécrose (infarctus de l’os) peut survenir dans l’année qui suit la chirurgie. La consolidation osseuse demande 45 jours minimum ; celle-ci peut être plus longue. De même un déplacement secondaire des fragments osseux peut être observé et parfois nécessiter un repositionnement chirurgical. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat est obtenu en trois mois, il peut mettre jusqu’à six mois pour se stabiliser. Le bénéfice attendu est un chaussage normal et indolore. Les appuis sont restaurés et la marche non limitée, de même que les activités sportives.

En résumé

L’ostéotomie du cinquième métatarsien est une intervention fréquente, corrigeant la bunionnette, permettant de redonner une fonction normale du pied après quelques mois.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Prothèse métatarso-phalangienne latérale

Prothèse métatarso-phalangienne latérale

Qu'est ce que c'est ?

C’est l’une des techniques chirurgicales utilisées pour traiter les atteintes métatarso-phalangiennes dans les cas de destructions articulaires majeures (autre que celle du gros orteil).

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une prothèse métatarso-phalangienne latérale. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie et parfois d’autres examens, mais le diagnostic en demeure clinique.

Quel traitement ?

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale. Elle dure environ 30 à 60 minutes. Le chirurgien réalise une ou plusieurs incisions dorsales. Elle consiste en l’ablation de la tête métatarsienne, qui est remplacée par une prothèse en silicone après avoir préparé son emplacement dans le métatarsien et la première phalange de l’orteil.

Et après ?

L’hospitalisation est ambulatoire ou peut justifier une hospitalisation. La mobilisation des orteils est immédiate. La surveillance ultérieure des pansements, la couverture anti douleurs et anti-phlébite ainsi que les rendez-vous de contrôle vous seront indiqués au cas par cas par votre chirurgien. Le port d’une orthèse en post opératoire peut être prescrit, au cas par cas, par votre chirurgien.

Complications ?

Elles sont rares :

  • Hématome : habituellement traité médicalement, il peut rarement nécessiter une évacuation. L’infection profonde est exceptionnelle. Elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie et un traitement prolongé par antibiotiques. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.

 

  • L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles. Une atteinte nerveuse d’un des nerfs de la partie dorsale de l’avant pied (pris dans un tissu fibreux cicatriciel ou exceptionnellement section de celui-ci) est exceptionnelle. Par contre une sensation moindre sur cette partie peut survenir pendant une période transitoire. La prothèse n’étant pas fixée dans l’os, sa luxation peut survenir d’un coté ou de l’autre, pouvant nécessiter une reprise chirurgicale en cas de gêne. La cicatrice peut rester gonflée et sensible pendant plusieurs semaines. La cicatrisation peut être longue à obtenir et nécessiter des soins prolongés. Après 5 à 6 ans, une fracture de contrainte de la prothèse peut survenir. En fonction de la gêne occasionnée, son ablation simple ou son remplacement peuvent être indiqués. Un transfert d’appui sous les articulations adjacentes peut nécessiter l’utilisation de semelle orthopédique pour parfaire le confort.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

La prothèse métatarso-phalangienne permet d’obtenir la disparition des douleurs, la reconstitution du capiton plantaire et un chaussage confortable. Les résultats sont obtenus en trois mois.

En résumé

La prothèse métatarso-phalangienne est une intervention justifiée devant une atteinte métatarso-phalangienne majeure, associée à des lésions des parties molles. Elle permet de récupérer à terme un chaussage confortable.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Résection alignement des têtes métatarsiennes

Résection alignement des têtes métatarsiennes

Qu'est ce que c'est ?

C’est l’une des techniques chirurgicales utilisées pour traiter les atteintes métatarso-phalangiennes dans les cas de destructions articulaires avancées ou de déficit majeur des parties molles (capiton plantaire). En particulier, c’est une thérapeutique de référence dans le cadre des polyarthrites rhumatoïdes.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une résection alignement des têtes métatarsiennes. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un bilan d’imagerie peut être demandé par votre chirurgien avec une radiographie et parfois d’autres examens, mais le diagnostic en demeure clinique.

Quel traitement ?

L’intervention chirurgicale est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale. Elle dure environ 30 à 60 minutes. Le chirurgien réalise une ou plusieurs incisions dorsales. Elle consiste en la section et l’ablation des têtes métatarsiennes au niveau du col. Un brochage temporaire ou la pose d’une prothèse peuvent être réalisés.

Et après ?

L’hospitalisation est ambulatoire ou peut justifier une hospitalisation. La mobilisation des orteils est immédiate. La surveillance ultérieure des pansements, la couverture anti douleurs et anti-phlébite ainsi que les rendez-vous de contrôle vous seront indiqués au cas par cas par votre chirurgien. Le port d’une orthèse en post opératoire peut être prescrit, au cas par cas, par votre chirurgien.

Complications ?

Elles sont rares :

  • Hématome : habituellement traité médicalement, il peut rarement nécessiter une évacuation. L’infection profonde est exceptionnelle. Elle peut nécessiter une nouvelle chirurgie et un traitement prolongé par antibiotiques. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.
  • L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles. Une atteinte nerveuse d’un des nerfs de la partie dorsale de l’avant pied (pris dans un tissu fibreux cicatriciel ou exceptionnellement section de celui-ci) est exceptionnelle. Par contre une sensation moindre sur cette partie peut survenir pendant une période transitoire. La cicatrice peut rester gonflée et sensible pendant plusieurs semaines. La cicatrisation peut être longue à obtenir et nécessiter des soins prolongés. Le recul des orteils peut entraîner un contact avec le métatarsien. Un remodelage et une nouvelle articulation peuvent apparaître, pouvant nécessiter à terme une résection itérative.

 

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

La résection des têtes métatarsiennes permet d’obtenir la disparition des douleurs, la reconstitution du capiton plantaire et un chaussage confortable. Les résultats sont obtenus en trois mois.

En résumé

La résection des têtes métatarsiennes est une intervention justifiée devant une atteinte métatarso-phalangienne majeure, associée à des lésions des parties molles. Elle permet de récupérer à terme un chaussage confortable.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14

Traitement du névrome de Morton

Traitement du névrome de Morton

Qu'est ce que c'est ?

C’est la libération ou la résection du névrome de Morton, qui est due à la compression d’un nerf entre deux os de l’avant pied, le plus fréquemment entre le troisième et quatrième métatarsien. La souffrance nerveuse entraîne une augmentation de volume du nerf (névrome) et des douleurs au niveau des orteils. Le traitement chirurgical intervient lorsque le traitement médical (semelles, étirements, infiltration…) n’est plus efficace. En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des douleurs.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque il vous a été proposé une libération ou une résection du nerf. Il va de soi que votre chirurgien pourra le cas échéant en fonction des découvertes per opératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

Avant le traitement

Un examen clinique permet de faire le diagnostic et de poser l’indication. Une échographie ou une IRM peuvent être utiles en complément.

Quel traitement ?

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale et dure entre 10 et 30 minutes. La cicatrice est réalisée, soit sur le dessus du pied, soit entre les orteils. Le chirurgien réalisera, en fonction des besoins, soit une libération du nerf en le laissant en place, soit une résection de la zone abîmée.

Et après ?

Le lever et l’appui sont immédiats, mais souvent difficiles pendant quelques jours. La guérison est obtenue en 3 à 4 semaines. Le traitement préventif des phlébites n’est pas systématique et dépend des différents facteurs de risques que vous présentez. La durée d’hospitalisation est courte suivant la situation. L’arrêt de travail est adapté à votre activité professionnelle entre 3 et 21 jours.

Complications ?

L’infection est très rare et peut nécessiter une ré-intervention. Une phlébite peut survenir malgré le traitement anticoagulant. Un hématome est fréquent. La cicatrisation est obtenue en trois semaines, mais peut être plus longue avec parfois des écoulements notamment en cas d’hématome important. Les phénomènes douloureux disparaissent en 3 à 4 semaines, mais une sensation de « boule sous le pied » peut perdurer quelques mois et nécessiter une semelle orthopédique pendant quelques mois. Rarement, la persistance de phénomènes douloureux peut être observée pendant plusieurs mois. Les récidives sont rares. En cas de résection du nerf, une insensibilité partielle des orteils surviendra. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.

Les résultats à espérer

Le résultat attendu est la disparition des douleurs, il est obtenu en quatre à douze semaines, avec un chaussage normal et l’absence de limitation sportive.

En résumé

Le traitement du névrome de Morton est fréquent et permet de récupérer un pied indolore. Les suites sont souvent longues, comme toute chirurgie nerveuse.

Attention

Les traitements proposés sur ce site ne les sont qu’a titre indicatif.
Chaque personne est différente.
Seule une consultation avec un chirurgien pourra vous éclairer sur le traitement approprié a votre pathologie.

Publication: 
Contenu modifié le 23/05/14